05.08.2007

Triathlon : Chpts de France CD de Charleville Mézierre (1500 - 40 - 10)

Et non, je n'y étais pas, mais voici le CR de l'un des gars de la section :

 

Bonjour à tous,

Voici le CR de ma course à Charleville. Bonne lecture !!

Un Rouge & Noir aux Championnats de France

C'est sous un grand soleil d'été que se sont déroulés les championnats de France de triathlon à Charleville qui voyaient pour la deuxième fois les couleurs de la SG être représentées. En digne représentant, j'avais essayé de parfaire au mieux ma préparation pour montrer la SG sous son meilleur jour.
Mais le défi était grand. A peine plus d'un mois après l'IronMan de Nice, le délais était court pour encaisser le contre-coup sur l'organisme et ré-orienter complètement la préparation d'une épreuve longue distance (3.8 km de Natation, 180 km de vélo et 42 km de course à pied) vers une distance olympique (1.5/40/10) nécessitant des aptitudes différentes.
De plus, ayant subi un accident de la circulation lors d'une séance d'entraînement de vélo une semaine avant l'IronMan, certains traumatismes avaient bien du mal à se résorber tant sur l'homme que sur la machine (mon fidèle Mistral).
Mais l'heure n'étaient pas aux atermoiements: les occasions de participer aux championnats de France ne sont pas si nombreux dans une vie et mon passé de rugbyman m'a appris que la fierté du maillot peut transcender la douleur.
Grâce à un ami du CNP participant lui-même aux championnats de France, j'avais un programme d'entraînement personnalisé chargé à souhait.

J'abordais donc l'épreuve sereinement: n'ayant pas véritablement de pression de résultat, j'avais pu tout de même faire une bonne préparation me permettant de défendre mes chances.

Grâce à nos nombreux amis du CNP, j'avais été inclus dans leur logistique mais à  cause de difficultés à trouver un co-voiturage (et autres péripéties, batterie de ma voiture à plat, gare de train trop loin du site...), c'est finalement avec un ami du club de Moissy et sa femme que je fais le déplacement.
Arrivé sur place, on se rend vite compte qu'on est à la Mecque du triathlon. Le site a en effet accueilli les championnats de France 3 fois sur les 4 dernières années et les triathlètes de haut niveau y ont pris leurs habitudes. On se retrouve ainsi garé à côté du camion de Beauvais ou nous côtoyons Belaubre, Poulat, Lorblanchet et autres Morel. Impressionnant !! Surtout par leurs gabarits qui ne sont eux, pas du tout impressionnants... En le voyant, on se demande immanquablement d'où ils tirent l'énergie pour accomplir de telles épreuves!

Nous nous préparons pour l'épreuve. Plus encore qu'à l'accoutumée, rien n'est laissé au hasard. N'ayant pas l'habitude d'enfiler mes chaussures sur le vélo, je ne mets pas d'élastiques. Je me rendrais compte plus tard dans le parc à vélo que je suis bien le seul...

Déjeuner léger qu'on essaie de prendre suffisamment en amont de l'épreuve pour une bonne digestion et direction le parc à vélo. Les gens sont venus généralement en club. L'atmosphère est détendue mais concentrée. Une fois les affaires minutieusement posées, une petite reconnaissance du début du parcours CAP est également l'occasion de s'échauffer en douceur. La découverte du circuit est à la hauteur de ce qui m'avait été décrit: il s'agit bien d'un parcours de cross en sous-bois extrêmement cassant (racines, dévers, cotes,...). Malgré la chaleur, la casquette ne sera pas utile et il faudra rester lucide pour éviter tous les pièges.

L'heure du départ approchant, il faut maintenant se diriger vers le lac. Une fois la combinaison enfilée, je me dirige vers l'eau pour un petit échauffement (et refroidissement vu la chaleur ambiante). Malheureusement les départs étant étagés (Masters puis Vétéran femme puis ma course), l'eau doit être évacuée 25' avant notre départ. 25' que nous passerons dans notre sas sous un soleil de plomb. A force de rester debout avec cette chaleur dans nos combinaisons noires et avec les bonnets, je commence à avoir les jambes vraiment lourdes. Mon déjeuner m'est encore resté sur le ventre et ça doit bien faire 2H que je me suis pas assis. Pourtant ce n'est pas le moment d'être fébrile: il faut penser à la meilleure stratégie pour le passage de la 1ère bouée. Stratégie d'autant plus compliquée à mettre en place que je suis un mauvais nageur et que si d'habitude je sors dans le 1er tier, il faut que je m'attende ici à sortir dans le dernier tier vu la concurrence.
Le départ est donné. On s'élance tous de la plage en courant et c'est une mêlée indescriptible qui se retrouve à l'eau. Ça frotte plus longtemps qu'à l'accoutumée et j'arrive à placer ma nage seulement après 400m. Je sais que je ne suis pas en train de sortir une grosse natation, je ne suis pas arrivé à m'extirper du gros du peloton. Je sors de l'eau et je rentre dans le parc à vélo. Confirmation: je découvre un spectacle assez inhabituel pour moi, un parc à vélo pratiquement vide. Je sais que je suis dans le dernier tier. Transition sans accrocs, mais je suis le seul à courir avec mes chaussures de vélo... Je n'ai pas pu reconnaître le parcours vélo et il commence fort avec une montée de 4km. J'ai une crampe au mollet gauche et je me maudis de ne pas avoir pris les anti-crampes que j'avais acheté pour Nice. Objectif: beaucoup boire, manger et ça passera... Je fais donc une montée correcte sans sortir le grand jeu, et je remonte des grappes de concurrents mais qui sont malheureusement pour la plupart des Master ou Vétéran qui ne font pas parti de la même course! Suit un grand plat dans lequel j'essaie de montrer mes qualités de rouleur. Difficile de refaire son retard sur ces portions ou tout le monde roule fort. Puis une grande descente: le compteur s'affole avec une pointe à 75km/h ! Je me suis bien restauré et reposé dans cette portion, j'aurais certainement pu envoyer plus gros sur la première montée !
Vient alors une deuxième grande montée: il est temps de montrer mes qualités de grimpeur. Je fais une bonne ascension, cette fois en remontant beaucoup plus de concurrent de ma course.
Le bilan est maigre à la deuxième transition: il y a encore beaucoup trop de vélo dans le parc !!
Il va maintenant falloir sortir une grande CAP. Je me sens très bien et dans mon élément. Je prends tous les risques dans les descentes et me mets au seuil. Ça "pique" mais je sais que je vais me refaire. C'est la remontée fantastique. Mais comme à Nice, il faut savoir rester dans sa bulle et ne pas se déconcentrer en voyant les autres concurrents peiner dans les cotes.
Je finis finalement 125ème au scratch en 2H17, 21ème de ma catégorie et je fais le 42ème temps en CAP (avec 38'06). Je suis effectivement sorti 201ème de la nat' (sur 330 partant) et n'ai remonté "que" 19 personnes à vélo pour 57 en CAP.
C'est un gros satisfecit d'être compétitif à ce niveau tout en n'étant pas du sérail (ça fait à peine 3 ans que je fais du tri). Je me suis donné les moyens de mes ambitions cette saison et je vois que le travail a payé. Même si comme à Nice lorsqu'on refait la course au vue des statistiques, on pense toujours qu'on aurait pu mieux faire en améliorant telle ou telle partie...

D'un autre côté, je me vois mal refaire une préparation comme celle réalisée cette année. Ça a vraiment été dur et un des grands facteurs de motivation a été l'émulation au sein du groupe Nice étendu (Michel, Pierre, Philippe, Manu et en incluant Nico CNP, JB d'Etampes qui fait 49eme à Lanza et Bertrand le jumeau de Philippe). Même si les séances avec toute l'équipe ont été rares, le fait de pouvoir s'étalonner, s'encourager, échanger, partager ses séances ou outils (les fameux Carnet d'entraînement de Michel) nous on permis d'aller chercher quelque chose qui était impossible il y a un an. J'ai aussi eu la chance de pouvoir le faire cette saison avec des circonstances professionnelles clémentes (changement de job).


A bientôt,

Samir

Bonnes séances à tous.

Mano

View Ermanno DI MICELI's profile on LinkedIn

Ecrire un commentaire